Malgré la rhétorique du dirigeant israélien et « bien qu’il soit encore trop tôt pour juger des conséquences de l’escalade du week-end, il semble pour l’instant que la montée de tensions n’ait pas changé grand-chose », explique à L’Orient-Le Jour Michael Horowitz, spécialiste du Moyen-Orient à LeBeck International, un think tank basé à Bahreïn. Les affrontements de ces derniers jours interviennent dans un contexte déjà bien tendu depuis le lancement de la « Marche du grand retour », organisée par des civils palestiniens et soutenue par le Hamas, le 30 mars dernier, pour le 70e anniversaire de la Nakba (la « catastrophe », soit l’exode forcé des Palestiniens en 1948).

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Bien que les violences entre les deux parties soient récurrentes, les récents affrontements ont soulevé des craintes quant à la possibilité d’une nouvelle guerre semblable à celle de 2014. Cependant, leur impact risque d’être limité pour l’instant, car « ni Israël ni le Hamas ne veulent vraiment un conflit à Gaza », nuance M. Horowitz. « Pour le Hamas, bien qu’il voie un conflit comme un dernier recours, la situation est plus compliquée. Le dernier conflit de 2014 n’a rien apporté au Hamas, et répéter la même stratégie aujourd’hui serait risqué », poursuit-il. « En même temps, le groupe comprend que la situation humanitaire et socio-économique à Gaza n’est pas tenable, et veut donc obtenir des concessions de la part soit d’Israël, soit de l’Égypte, soit de l’Autorité palestinienne », précise-t-il. Selon le spécialiste, « si les négociations sur une stabilisation de la bande de Gaza n’avancent pas dans les semaines qui viennent, le groupe fera de moins en moins attention à éviter un conflit ouvert ».

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